En haut, panneaux photovoltaïques posés sur une toiture tuiles ; en bas, batterie de stockage murale installée dans un garage

Le problème n'est pas de produire, c'est le décalage horaire

Une installation photovoltaïque produit son maximum entre 11 h et 16 h. C'est précisément le moment où la maison est vide. Le pic de consommation d'un foyer, lui, arrive en fin de journée : cuisson, éclairage, chauffe-eau, recharge du véhicule. Sans stockage, l'ADEME situe la part de production réellement consommée sur place entre 20 et 50 %. Le reste part sur le réseau.

Une batterie ne produit rien. Elle décale. Elle absorbe le surplus de la mi-journée et le restitue le soir, à la place d'un kWh acheté au tarif heures pleines. C'est tout son intérêt — et c'est aussi la limite de ce qu'elle peut faire.

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Six données
qui cadrent le sujet

20 à 50 %de la production consommée sur place, sans batterie, sur une installation résidentielle
30 → 54 %taux d'autoconsommation avant puis après ajout d'une batterie, dans le cas simulé par l'ADEME
39 → 68 %part des besoins du foyer couverte par sa propre production, dans ce même cas
85 %rendement aller-retour retenu : sur 100 kWh stockés, environ 85 ressortent
15 ansou 6 000 cycles de durée de vie, au terme desquels il reste environ 70 % de la capacité
+45 %écart entre heures pleines et heures creuses au tarif réglementé 6 kVA (14,79 c€ contre 10,18 c€ HT)

Sources : ADEME, avis « Autoconsommation individuelle d'origine photovoltaïque » pour la fourchette 20–50 % ; ADEME / Artelys / Gingko 21, analyse du cycle de vie des batteries stationnaires résidentielles, octobre 2025, pour le cas simulé, le rendement aller-retour et la durée de vie retenue avec le CEA-LITEN ; délibération CRE n° 2026-147 du 15 juillet 2026, annexe B, pour les tarifs réglementés de vente au 1er août 2026. Le cas ADEME est une simulation, pas une moyenne française : maison de 90 m² en zone climatique méditerranéenne, 6 kWc, batterie de 10 kWh / 5 kW, 7,0 MWh consommés et 9,0 MWh produits par an. Vos chiffres dépendent de votre courbe de charge. Le détail est dans nos articles.

À quoi ressemble
une batterie chez vous

Batterie de stockage résidentielle Sigenergy installée au sol contre un mur de pièce de vie
Là où elle se poseL'emplacement se décide avant la commande : mur porteur, ventilation, plage de température, distance au tableau et accès pour la maintenance. Garage, cellier ou buanderie conviennent le plus souvent.
Trois configurations de batteries de stockage empilées, de deux à quatre modules
Une capacité modulaireLe stockage s'empile. On dimensionne sur la consommation du soir d'aujourd'hui, et un module s'ajoute plus tard si l'usage change : véhicule électrique, pompe à chaleur, piscine.
Façade d'une batterie de stockage montrant le bandeau lumineux d'état de charge
L'état de charge en façadeLe pilotage fin se fait dans l'application, mais le bandeau indique le niveau et le sens du flux sans sortir le téléphone. Utile le premier mois, quand on apprend à décaler ses usages.

Quatre effets
concrets

Le soir cesse d'être acheté au réseau

C'est l'effet principal, et le seul qui soit chiffrable : dans le cas simulé par l'ADEME, la part de production consommée sur place passe de 30 à 54 %. Le surplus part dans la batterie plutôt que dans le compteur.

L'écart heures pleines / creuses devient un levier

Au tarif réglementé 6 kVA, le kWh en heures pleines coûte 45 % de plus qu'en heures creuses. Quand le soleil ne suffit pas, une batterie pilotée peut se charger sur le creux plutôt que de vous laisser acheter au plein.

Le courant peut rester sur l'essentiel

Avec un onduleur hybride doté d'une fonction de secours, une partie du tableau reste alimentée en cas de coupure. Ce n'est pas automatique : cela se câble à l'installation et se décide avant, pas après.

Vous voyez enfin les quatre flux

Production, charge, décharge, soutirage réseau, mesurés au pas de temps court. C'est ce qui permet de déplacer réellement le lave-linge ou le chauffe-eau, au lieu de le prévoir sans jamais le faire.

De votre courbe de charge
à la mise en service

1

Relevé de votre courbe de charge

Ce n'est pas votre consommation annuelle qui dimensionne une batterie, c'est sa répartition dans la journée. Nous partons de vos données de consommation réelles, heure par heure, pas d'un profil moyen.

2

Dimensionnement en capacité et en puissance

Deux chiffres distincts, souvent confondus : la capacité en kWh (combien d'énergie) et la puissance en kW (à quelle vitesse). Une batterie trop grande en kWh ne se remplit jamais complètement ; une batterie trop faible en kW ne tient pas les appels de puissance du soir.

3

Pose des panneaux, de l'onduleur hybride et du stockage

Installation par nos équipes certifiées RGE, sous garantie décennale. Le stockage résidentiel relève de la norme XP C 15-712-3, qui encadre l'emplacement, la ventilation et les protections : ce n'est pas un appareil qu'on branche sur une prise.

4

Mise en service et réglage des seuils

Nous paramétrons les seuils de charge et de décharge, la réserve de secours si elle est prévue, et les plages horaires. Vous repartez avec un système réglé sur votre profil, pas seulement posé et mis sous tension.

Ce que nous ne vous
dirons jamais

« Vous serez autonome »

L'autonomie complète supposerait de passer l'hiver sur du stockage, ce qu'aucune batterie résidentielle ne permet. Dans le cas ADEME, la couverture des besoins passe de 39 à 68 % : le réseau reste nécessaire le reste du temps.

« Rentabilisée en X années »

L'ADEME souligne que le surcoût du stockage rend aujourd'hui la rentabilité difficile à atteindre. Nous ne publions donc pas de durée d'amortissement : elle dépendrait de l'évolution des prix de l'électricité, que personne ne connaît.

« Elle durera 20 ans comme neuve »

Les analyses de référence retiennent 15 ans ou 6 000 cycles. Au terme de cette durée, la batterie fonctionne toujours, mais avec environ 70 % de sa capacité initiale. C'est normal, c'est prévisible, et cela doit être dit avant la signature.

Vos questions
sur le stockage

Celle qui correspond à ce que vous consommez entre le coucher du soleil et le lever, pas à la taille de votre installation. Une batterie se dimensionne sur la consommation du soir et de la nuit : au-delà, les kWh supplémentaires sont payés mais rarement utilisés. C'est pour cela que nous demandons votre courbe de charge avant de proposer une capacité.

Environ 15 %. L'analyse ADEME retient un rendement aller-retour de 85 % : sur 100 kWh stockés, à peu près 85 sont restitués, le reste part en pertes de conversion et d'échauffement. Stocker n'est donc jamais aussi bon que consommer directement au moment où l'on produit. Le stockage a du sens quand l'alternative est de réinjecter ce surplus sur le réseau.

Souvent oui, par deux voies. Soit l'onduleur en place accepte un couplage en courant continu et il suffit de lui adjoindre le stockage. Soit il ne l'accepte pas, et l'on passe par une batterie couplée en courant alternatif, avec son propre convertisseur — plus simple à greffer, un peu moins bon en rendement. Nous vérifions cela sur votre matériel avant de chiffrer quoi que ce soit.

Les travaux menés par l'ADEME avec le CEA-LITEN retiennent 15 ans de vieillissement calendaire ou 6 000 cycles, selon ce qui arrive en premier. Dans le cas d'usage simulé, cela correspond à environ 293 cycles complets équivalents par an — le calendaire arrive donc avant les cycles. À l'échéance, la batterie conserve de l'ordre de 70 % de sa capacité d'origine : elle continue de fonctionner, avec moins d'autonomie.

Seulement si l'installation a été conçue pour. Par défaut, un système photovoltaïque se déconnecte lors d'une coupure réseau, pour la sécurité des agents qui interviennent sur la ligne. Alimenter une partie de la maison en secours suppose un onduleur hybride doté de cette fonction, un tableau divisé et une réserve de charge maintenue dans la batterie. C'est un choix à faire au moment de l'étude, pas un ajout ultérieur.

Le bon dimensionnement
se lit dans vos données

Envoyez-nous votre profil de consommation, nous vous disons ce qu'une batterie apporterait chez vous — y compris si la réponse est « pas grand-chose ».