Système de stockage d'énergie industriel en conteneur (C&I) — SmartSun

Le problème se lit dans la courbe de charge, pas sur la facture

Une facture d'électricité industrielle mélange trois choses : l'énergie consommée, la puissance souscrite et les dépassements. Les deux dernières sont pilotables. La puissance souscrite se paie toute l'année, y compris pendant les milliers d'heures où vous ne l'appelez pas ; les dépassements se paient à l'heure, quand une pointe de quelques minutes suffit à les déclencher.

C'est exactement ce qu'une batterie sait faire : injecter pendant les quelques minutes où le site tire trop, puis se recharger quand la demande retombe. Le dimensionnement ne se déduit ni de votre chiffre d'affaires ni de votre surface de toiture — il se lit dans vos données de comptage, au pas de 10 minutes, sur au moins un an.

Faire analyser ma courbe de charge

Six données
qui cadrent le sujet

1,6 GWde batteries en service en France fin 2025, dont 140 MW seulement raccordés en basse tension
14 GWde projets de stockage déjà contractés dans la file d'attente de raccordement
36,40 €par kW et par an : composante de pointe fixe du TURPE en HTA longue utilisation
100 hau-delà de ce volume annuel de dépassement, la CRE estime qu'il vaut mieux souscrire plus de puissance
600 kWseuil de puissance cumulée à partir duquel une déclaration ICPE est requise
85 %rendement aller-retour de référence, pour une durée de vie de 15 ans à un cycle par jour

Sources : RTE, Bilan électrique 2025, publié en mars 2026, pour le parc en service et la file d'attente de raccordement ; délibération CRE n° 2026-105 du 21 mai 2026 (TURPE 7), grille applicable au 1er août 2026, pour la composante de pointe fixe en HTA longue utilisation ; délibération CRE n° 2025-78 pour le seuil de bascule d'une centaine d'heures ; nomenclature des installations classées, rubrique 2925-2 (régime de déclaration), et instruction DGPR IR_20241220_2925 du 15 janvier 2025, qui précise que les points de recharge de véhicules entrent dans le même cumul ; NREL, Cost Projections for Utility-Scale Battery Storage, pour le rendement et la durée de vie. Ce sont des valeurs de cadrage : votre grille tarifaire dépend de votre point de livraison et de votre contrat. Le détail est dans nos articles.

Quatre leviers
sur un site industriel

La pointe cesse de dicter l'abonnement

Chaque kW souscrit se paie toute l'année ; chaque kW dépassé se paie à l'heure. Une batterie qui absorbe une pointe de quelques minutes évite les deux. C'est le premier poste d'économie identifiable sur un site à profil heurté.

Le seuil de bascule est public

La CRE l'a chiffré : au-delà d'une centaine d'heures de dépassement par an, souscrire davantage devient plus économique que payer les dépassements. En dessous, le stockage peut être moins cher que les deux. Encore faut-il compter ces heures.

Les process critiques restent alimentés

Une coupure de quelques centaines de millisecondes suffit à arrêter une ligne ; le redémarrage, lui, se compte en heures. Sur bien des sites, c'est ce poste-là qui justifie l'investissement, pas la ligne tarifaire.

Le surplus solaire ne part plus au réseau

Un site qui produit le week-end et consomme en semaine a un décalage structurel que rien d'autre ne rattrape. Le stockage évite d'avoir à sous-dimensionner l'installation pour éviter la réinjection.

De vos données de comptage
à la mise en service

1

Relevé de la courbe de charge et comptage des dépassements

Nous partons de vos données de comptage au pas de 10 minutes, sur au moins un an. On y lit la hauteur des pointes, leur durée, leur fréquence et leur saisonnalité. C'est ce fichier qui décide de tout le reste, pas une moyenne mensuelle.

2

Dimensionnement en puissance et en énergie

Écrêter une pointe de quinze minutes et sécuriser quatre heures de process ne demandent pas le même système. La puissance en kW et la capacité en kWh se dimensionnent séparément, à partir de la forme réelle de vos pointes.

3

Cadrage réglementaire et implantation

Au-delà de 600 kW cumulés, l'installation relève de la rubrique 2925-2 des installations classées, en régime de déclaration. Les points de recharge de véhicules du site entrent dans ce cumul. Ce point se traite avant de figer l'implantation, pas après.

4

Installation, raccordement et pilotage

Génie civil, raccordement, puis paramétrage des seuils d'écrêtage et des priorités entre autoconsommation, secours et réduction de pointe. Le pilotage se règle sur votre exploitation réelle, avec vos équipes.

Ce que nous ne vous
dirons jamais

« Voici le prix au kWh installé »

Les références publiques s'étalent de 140 à 334 USD/kWh selon la source et le marché, et portent sur de très grands systèmes hors de France. Transposer ces chiffres à un système C&I français, c'est se tromper d'un facteur qu'on ne sait pas mesurer.

« 10 000 cycles garantis »

Les analyses de référence retiennent un cycle par jour sur quinze ans. Les nombres de cycles beaucoup plus élevés viennent de fiches constructeur, obtenus à des températures et des profondeurs de décharge qui ne seront pas celles de votre site.

« Rentabilisé en X années »

Cela dépend de la forme de vos pointes, de votre grille tarifaire et de l'évolution du TURPE, qui a encore progressé de 3,04 % sur les réseaux HTA-BT au 1er août 2026. Nous chiffrons après lecture de vos données, jamais avant.

Vos questions
sur le stockage C&I

C&I signifie « Commercial & Industrial » : des systèmes de stockage dimensionnés pour un site tertiaire ou industriel, entre la batterie résidentielle et la centrale de réseau. En France, le parc en service reste très concentré sur les gros projets — sur 1,6 GW installés fin 2025, seuls 140 MW étaient raccordés en basse tension. C'est précisément le segment intermédiaire qui se développe aujourd'hui.

Quand vos pointes sont hautes, courtes et fréquentes. La CRE a chiffré le point de bascule entre payer des dépassements et souscrire davantage de puissance à une centaine d'heures de dépassement par an : au-delà, la souscription l'emporte ; en dessous, une batterie peut coûter moins cher que les deux. Ce comptage se fait sur vos données réelles, et c'est la première chose que nous demandons.

Au-delà de 600 kW de puissance cumulée, oui : l'installation relève de la rubrique 2925-2 de la nomenclature des installations classées, en régime de déclaration. Point souvent ignoré : l'instruction du 15 janvier 2025 précise que les points de recharge de véhicules du site s'ajoutent à ce cumul. Il n'existe pas à ce jour de rubrique dédiée au stockage stationnaire — c'est bien la 2925-2 qui s'applique.

Les projections du NREL, qui font référence, retiennent quinze ans à un cycle par jour, avec un rendement aller-retour de 85 % : sur 100 kWh stockés, environ 85 ressortent. C'est cette hypothèse-là que nous utilisons dans nos calculs. Les fiches constructeur annoncent souvent davantage, mais dans des conditions d'exploitation qui ne sont pas transposables telles quelles.

Le plus souvent oui, par un couplage en courant alternatif : le système de stockage dispose de son propre convertisseur et se raccorde sur le tableau, sans toucher aux onduleurs en place. Nous vérifions la capacité du poste de livraison, la place disponible et les protections avant de chiffrer.

Tout commence par
vos données de comptage

Envoyez-nous votre courbe de charge. Nous comptons vos dépassements, mesurons vos pointes et vous disons ce qu'une batterie éviterait — y compris si la réponse est « pas assez pour justifier l'investissement ».